Exemples de lecture des indices/accès oculaires

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Les indices/accès oculaires c’est quelque chose avec lequel les stagiaires / les élèves en formation ont du mal au début.
C’est dommage parce que ça sert beaucoup. Au début on se dit “oui ça sert au calibrage”, ça fait partie des multiples outils qui permettent de calibrer et donc d’avoir un accompagnement empathique, de mieux comprendre l’autre, d’avoir un accès sur la carte du monde de son interlocuteur et pouvoir faire un accompagnement bienveillant.
Mais ce n’est pas que ça. Ça sert aussi à décoder les stratégies !
Les stratégies ça sert à modéliser, donc c’est quand même très très utile en PNL.
C’est en 1890, donc il y a déjà 130 ans, qu’un docteur en psychologie qui s’appelait William James a fait une corrélation entre ce qu’on appelle les représentations internes et les indices oculaires. Un exemple de représentation interne c’est quoi ? C’est par exemple si je vous dis le mot “MOUTON”, Certains d’entre vous se souviennent d’un mouton et ont cette image dans la tête, d’autres créaient une image d’un mouton selon l’idée qu’ils s’en font. D’autres encore entendent le bêlement d’un mouton, et certains se disent “tiens ça me fait penser au petit prince (Saint-Exupéry)”. Il y a donc différentes façons de se souvenir. C’est ce qu’on appelle différentes représentations internes ou parfois on parle aussi d’image mentale (bien que ce ne soit pas tout à fait la même chose mais ce n’est pas le sujet ici). Une image mentale, n’étant pas quelque chose de forcément visuels, ça peut être une image qui est auditive, ça peut être une image kinesthésique, et parfois ça peut être même plusieurs types d’images auditives, ça peut être une image auditive externe comme le bêlement d’un mouton ou une image auditive internet comme moi même qui me parle et me dit “tiens! Je pense au petit prince”.

Le point d’orgue de l’étude sur les indices oculaire c’est en 1977 lorsque John Grinder a fait des expériences dans l’institut psychiatrique de Langley Porter à San Francisco. Il plaçait des électrodes sur la tête de volontaires qui participaient à cette étude, il a montré une corrélation entre les indices oculaires, les prédicats (c’est-à-dire les mots que les gens utilisaient lorsqu’ils parlaient de sons / images / sentiments / émotions) , et les électrodes qui étaient sur la tête des patients. Cette corrélation entre ces 3 choses elle a été re-démontré plusieurs fois dans les années qui ont suivi, il y a eu en 1988, une étude de Dooley et Farmer qui montrait et que les mouvements oculaires étaient différents pour des personnes aphasiques.
Il y a même eu dans les années 90 une étude d’un chercheur au CNRS (Pierre Vermersch) qui a étudié la capacité de détecter les prédicats par les indices oculaires sur des vidéos dont le son était retiré. Les personnes formées en PNL ont reconnu plus de 90% des cas.

Une des questions importantes est de savoir à quel moment regarder les indices oculaires? Et c’est parfois là que les stagiaires font une erreur. Le moment idéal pour bien observer un indice oculaire, c’est lorsque vous posez une question à la personne que vous accompagnez, vers la fin de votre question la personne commence sa réflexion, et vous observez presque toujours des mouvements à ce moment-là, avant que ne commence sa réponse.

Pour voir les exemples sur des pilotes de Formule 1 et sur des enfants, suivez la vidéo.