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"Si on oublie sa Belgitude, elle s'effrite, et on rentre dans le moule"
moules frites
Auteur inconnu

Un mot du fondateur à propos du centre Amphibie:


Il y a pas mal d’années déjà, dans un centre de formation en Belgique alors que je me formais en thérapie brève, une formatrice utilisa les termes soixante-dix et quatre-vingt-dix au lieu de septante et nonante. Bien qu’étant de nationalité Française, ce moment a évoqué pour moi une petite perte, comme si un peu de Belgitude était partie loin de ma Belgique adorée et m’avait abandonnée.

Je vais vous faire une confidence, je suis très fier d’avoir un centre de formation ici en Belgique, le pays qui m’a adopté. Pourtant, j’ai eu un peu dur au début, j’ai eu droit à la drache nationale dès le jour ou j’ai passé la frontière, il faisait tantôt caillant tantôt douf et pétant de chaud, et en plus mes cheveux ont commencé à croller. Je ne savais pas conduire sur les chaussés détrempés de l’E411 : j’oubliais mon clignoteur, je ne respectais pas les bandes de circulation, j’avais envie de tamponner le peï à casquette qui n’avance pas devant moi.
Je l’admets, au début j’étais un gonzague qui fransquillonnait, j’avais l’air d’une klette. Heureusement, j’ai arrêté de chipoter, je me suis vite fait des copains de guindaille. Quand ils venaient toquer chez nous autres pour boire une blanche, ils apportaient des frites du fritkot, et ça me goûtait bien.
Alors oui, j’ai tôt fait d’avoir une double culture, Belge et Française, qui s’est ensuite transformé en une culture internationale. Beaucoup d’autres rencontres ont fait le reste pour finir par m’amener à fonder le centre Amphibie.

Le but du centre Amphibie est d’apporter un “savoir être” plus qu’un “savoir” ou qu’un “savoir faire”, après c’est à vous de le “faire savoir”. Je l’ai voulu ouvert à tous, indépendamment de nos origines, de nos situations sociales, familiales, de nos idées politiques ou de la taille du portefeuille de chacun.
Il se pourrait bien que vous sortiez de votre prochaine formation avec l’impression d’en savoir moins qu’en y entrant, mais aussi sans doute en en comprenant bien plus sur le monde. Si c’est le cas, sachez que c’est bon signe, vous serez alors comme Socrate car plus on connaît et comprend de choses plus on réalise l’étendu de notre ignorance.

Stéphane Escaich,
Formateur Fondateur du centre Amphibie,